Communauté de communes du Clermontais, tarif préférentiel pour l’eau d’arrosage des stades …

L’assemblée communautaire du Clermontais (CCC) avait ce mercredi soir à son ordre du jour une délibération qui faisait ouvertement fi de toute préoccupation sociale ou environnementale. Trois communes du Clermontais ne disposent pas d’eau brute (BRL ou forage) pour arroser la pelouse de leur stade municipal, et elles recourent donc à l’eau potable, au même prix que la paye tous les abonnés. Mais la facture d’eau s’avérant trop lourde pour le budget de ces communes, la CCC délibérait ce mercredi pour leur faire payer 0,845 € HT/m3, soit le prix facturé par BRL majoré des coûts de potabilisation.

J’avais déjà voté contre cette proposition lors de la commission des finances de la CCC, le 3 avril, et je l’ai expliqué publiquement ce soir. En effet, j’aurai aimé que sur le prix de l’eau potable nous ayons un autre angle d’attaque, et par exemple sur le tarif social de l’eau. De nombreux territoires appliquent déjà un tarif préférentiel en-deçà de 50 m3 par exemple, soit pour les abonnés qui n’ont pas les moyens de dépenser pour de plus gros volumes, soit pour ceux qui pratiquent déjà des économies d’eau, par souci de la protection de la ressource. D’autres territoires ont aussi des tarifs progressifs, et avec un coût dissuasif au-delà de certains volumes.

Alors on m’a rétorqué de la tribune que ce n’était pas l’ordre du jour, et qu’il fallait surtout répondre à l’urgence pour ces communes de ne pas avoir à répercuter cette charge financière dans leur budget municipal. Ce à quoi j’ai répondu qu’il y a des milliers de foyers sur le Clermontais qui ont du mal à payer leur facture d’eau, et qu’ils méritent eux aussi toute notre attention.

La président Lacroix a conclu de façon procrastinatoire : « ça fera l’objet d’un prochain débat communautaire ». J’ai étonnamment été le seul élu communautaire à voter contre cette décision qui ne prend pas du tout en compte le fait que l’eau est une ressource qui se raréfie, qu’il faut partager solidairement et dont nous devons préserver la qualité.

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