Louis Villaret, merci !

J’assistais ce vendredi matin à mon dernier conseil du Syndicat de développement du Pays Cœur d’Hérault (SYDEL), le dernier de ce mandat en tous cas, et c’était surtout la dernière fois que j’y siégeais à côté de Louis Villaret (qui a décidé de mettre fin à son mandat d’élu local). J’avais déjà assisté à ses côtés à notre dernier conseil du Syndicat Centre Hérault (SCH) le 18 février, ainsi qu’au dernier conseil d’administration du Lycée agricole de Gignac le 21 février. Je siège depuis 2008 dans ces structures intercommunautaires, et j’associe Louis Villaret à de multiples actions de développement du Cœur d’Hérault, depuis le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) au prix de la TPE (Très Petite Entreprise), et en passant par la Grande Foire de la Petite Agriculture au Domaine des Trois-Fontaines. Et sans oublier les grands sites du Cœur d’Hérault avec les enjeux touristiques induits, mais lui-même est intarissable sur son parcours.

Je tenais à lui rendre hommage, d’une part pour son action en faveur du développement de ce territoire du Cœur d’Hérault, et d’autre part pour sa lucidité sur les enjeux environnementaux qui pèsent sur notre avenir. Louis Villaret est ainsi capable d’aborder par le détail l’ère de l’anthropocène dans laquelle nous évoluons depuis … [*], ou comme ce vendredi matin de faire le compte rendu de sa réunion de la veille sur le SRADDET de la Région Occitanie.

Car même si je ne suis pas un élu de la Vallée de l’Hérault, je ne cesse de comparer les politiques engagées depuis de nombreuses années par la Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault avec celles du Clermontais par exemple ; presque à réclamer pour Paulhan de changer d’EPCI. Je n’irai pas jusqu’à dire que son successeur à la présidence de cet EPCI n’aura plus qu’à enfiler les chaussons que Louis Villaret aura laissé, de même qu’au SYDEL, mais ces outils administratifs comme politiques ont largement dépassé la période de rodage et ils peuvent désormais monter en puissance.

D’autres personnalités, comme Marcel Vidal ou comme Marie-Christine Bousquet, ont marqué de leurs actions ce qui constitue aujourd’hui un territoire qui prend toute sa place dans le paysage départemental et régional ; le nouveau président du Pays Cœur d’Hérault, Jean-François Soto, est d’ailleurs co-président de l’Assemblée des Territoires de la Région Occitanie. Nous aurons besoin demain de beaucoup d’élus mobilisés pour que le Cœur d’Hérault poursuive son développement sur cette trajectoire-là, et c’est important de faire vivre la mémoire de ce cheminement.

[*] Le concept fait débat ; à quand remonte la période où l’activité humaine a altéré l’évolution géologique de la Terre ? Les ères, les périodes et les époques se caractérisent par les dépôts que l’on trouve dans la glace de l’antarctique ou dans la roche, et certains évoquent le méthane comme premier marqueur de l’anthropocène, d’autres les irradiations liées aux essais nucléaires. Et ce que l’on peut plutôt appeler un âge de l’anthropocène est surtout associé au changement climatique, le fait que les hommes contribuent à modifier les facteurs naturels qui coordonnent tout notre environnement.

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