Macron, servir l’élite mondialiste jusqu’en 2027 !

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Je ne sais pas si les médias sont complices ou stupides, voire peut-être un peu les deux, mais les articles, les reportages et les interviews qui jalonnent son mandat à l’Élysée ne sont qu’un écran de fumée. Ainsi, le traitement médiatique de la première université d’été de LREM ce week-end à Bordeaux est une couche supplémentaire pour l’habillage politique d’Emmanuel Macron, car tout cela sonne faux. Non, LREM n’est pas une formation politique qui véhicule une idéologie politique soutenue sur l’ensemble du territoire national par des militants convaincus et mobilisés, comme l’ont été dans leur temps le communisme, le socialisme, le libéralisme, le nationalisme, … et comme il existe aussi des partisans du royalisme ou de l’anarchisme. LREM n’est qu’une vitrine au service d’un homme, et peu lui importe en réalité qu’il y ait demain des maires LREM, des exécutifs départementaux et régionaux pour LREM, sa seule préoccupation est de détenir le pouvoir à l’Élysée et au Palais Bourbon.

Dessin de Plantu le lundi 16 octobre 2017 dans Le Monde.

Dans une enquête récente en six épisodes de Gérard Davet et de Fabrice lhomme dans le journal le monde, et intitulé « PS, sept ans de trahison », le cinquième épisode est consacré à « la dévorante ambition d’Emmanuel Macron ». On y découvre, mais ça fait déjà un bout de temps que l’on s’en doutait, comment le patronat français a téléguidé son accession dans les arcanes du pouvoir. Ainsi, comme en témoigne cet article d’Arrêt sur image, le seul message qu’adressent les patrons français au candidat Hollande à quelques mois de son arrivée à l’Élysée est que Macron soit nommé secrétaire général de l’Élysée sur les questions économiques.

Juste un masque ...

Emmanuel Macron est le plus puissant lobbyiste de France au service des intérêts privés de grands patrons du CAC 40 ; son talent, sa jeunesse et sa propre ambition sont des atouts de poids pour que fructifient des fortunes et des positions de pouvoir dans la petite bulle de la mondialisation financière. Et ce pion, car ce n’est néanmoins qu’un pion dans ce jeu de dupes, c’est qu’il dure le plus longtemps possible. Aussi, sa réélection en 2022 est une priorité pour ses donneurs d’ordre, d’où la nécessité de rentrer dans les habits d’un homme politique classique, avec un parti politique et des stratégies électorales traditionnelles, mais dont il se fiche totalement.

Au début de l’été, le journal Le Point analysait les relations entre Emmanuel Macron et Laurent Berger, deux réformistes rocardiens (sic) qui étaient faits pour s’entendre. Et Laurent Berger relate l’un de ses rares échanges avec le Président de la République : « Quand je lui ai parlé pauvreté, ses yeux sont partis dans le vague. J’ai eu le sentiment que pour lui ça ne voulait rien dire, que ça n’avait aucun sens ». La SNCF, le code du travail, les retraites, l’hôpital public, l’instruction publique, la fonction publique, … toutes ces conquêtes de la République au fil du temps sont des freins à la réussite de quelques-uns, mais Emmanuel Macron est là. Ses réformes sociales témoignent d’une méthode brutale, avec des corps intermédiaires occultés et des droits sociaux qui sont à … privatiser.

Relevons aussi qu’Emmanuel Macron ne s’empresse pas à s’entourer de femmes et d’hommes politiques de poids, et même Édouard Philippe est un précieux alibi.  Alors il a bien eu autour de lui des personnalités comme François Bayrou, Gérard Collomb, François Rebsamen, François Patriat, Jean-Yves Le Drian, … mais ce sont des piliers qui ne risquent pas de lui faire de l’ombre pour la présidentielle de 2022.

« L’élection présidentielle, c’est la rencontre d’un homme et d’un pays, d’un homme et d’un peuple  », cette citation issue de la mythologie gaullienne guide les pas d’Emmanuel Macron. Pour être réélu en 2022, il lui faudra d’ici là avoir convaincu qu’il était la bonne personne pour la bonne place, et il y réussit assez bien, comme au G7 à Biarritz fin août. Or,  Emmanuel Macron sait très bien promouvoir ses initiatives-là. Et puis à un an de l’échéance présidentielle, il créera la surprise en transformant LREM en autre chose, en remettant d’autres marcheurs sur de nouveaux chemins.

Le grand débat, exercice de séduction bien maîtrisé par EM

Et après 2027 ? L’homme-sandwich de l’élite financière mondiale aura la stature d’un futur patron de l’ONU ou de toute autre institution internationale qui lui permette de continuer de servir les mêmes tout autour de la planète. La graine est plantée, il faut qu’à chaque saison elle fasse le plus de fruits possibles …