McDo s’affiche sur le chemin des écoliers de Paulhan

Le 21 décembre 2017, le Conseil municipal votait une convention de régie publicitaire avec la société Médiaffiche pour installer cinq mobiliers urbains d’affichage sur des publicités de 2 m2 ; un côté du panneau est dédié à l’affichage municipal, l’autre côté est commercialisé par Médiaffiche.

En commission Urbanisme, et après un débat sur la publicité qui n’était pas en faveur du commerce local, cette convention n’avait recueilli que l’approbation de deux élus, MM Arnaud et Alambert, quatre autres élus s’y opposaient : MM Ballester, Birouste, Jaurion et Dupont. Mêmes dissensions le même jour (le 6 décembre 2017) en commission des finances avec un vote favorable de Mme Arnaud et de M. Alambert, l’abstention de Mme Ammari et deux votes contre de Mme Gavinet et de M. Dupont.

Les questions sous-jacentes portaient sur la publicité en générale, et donc des incitations à la consommation des familles, mais le préjudice sur le commerce local était pregnant. Et le cas de McDo avait été cité à l’époque, car nous ne manquons pas sur Paulhan de restaurants (classiques comme en restauration rapide).

Panneau McDo au croisement de la route de Campagnan

Je l’avais déjà constaté depuis plus d’un an, et malgré que le maire nous avait dit qu’il aurait un droit de regard sur les campagnes publicitaires de Mediafiche, l’enseigne McDo s’affiche sans complexe … Et pire encore, car ces panneaux ont été intelligemment placés sur le chemin des écoliers, les enfants ont de la publicité pour McDo sur leur chemin pour aller à l’école.

Panneau McDo rue sous-ville

Alors la société Médiaffiche pose effectivement des affiches municipales, comme ce dimanche pour le recensement ou pour le carnaval à l’EHPAD, mais le résultat est finalement très déséquilibré … comme nous l’avions prévu. Car il faut mettre en balance ce que la commune y gagne et ce qu’elle y perd. Dans les bénéfices, il n’y a uniquement que d’avoir cinq affiches municipales par mois qui viennent ajouter à la communication de la mairie sur son site Web, sur son application Smartphone, sur son journal trimestriel et sur le panneau d’affichage du carrefour devant l’EHPAD ; la mairie ne perçoit même pas de redevance pour occupation du domaine public. Et dans les pertes, il y a le fait d’abandonner à une entreprise publicitaire privée la liberté d’une pollution visuelle et sociétale. Or, la salubrité publique ne se limite pas qu’à la propreté des biens publics, et la salubrité intellectuelle est un devoir républicain.

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