Six ans d’un mandat trop local, les éditos du maire en témoignent

Mi-anthologie mi-verbatim, je vous livre l’intégralité des éditoriaux du premier magistrat de la commune de Paulhan sur la période de son mandat actuel, les textes provenant du magazine municipal (d’abord la Gazette Paulhanaise jusqu’en décembre 2015, puis le Paulh’Infos).

Alors pourquoi une telle retranscription ? Parce que déjà sur la forme de ses éditoriaux, le maire de Paulhan s’inscrit dans ce que j’appelle la « leçon de morale », et avec une source inépuisable de citations, d’extraits de chanson et de textes d’auteur. Et puis sur le fond, il est intéressant de voir le nuage de mots construit sur l’intégralité des textes, car ce sont les mots « village », « vivre » et « vie », « il faut » et « faire », « projet », « ensemble » ou encore « associations » qui rencontrent le plus grand nombre d’occurrences. Alors en soi ce sont des mots structurants à ne surtout pas négliger, mais d’autres mots complètement occultés dans ces textes auraient mérité plus d’occurrences : économie, entreprise, environnement, … qui ne se rencontrent que une ou deux fois au total. La « fiscalité » est par exemple totalement absente des textes, de même que la « dépendance » ou le « climat » .

Cette utilisation des mots qui pourraient constituer la phrase « Vivre tous ensemble au village pour des projets avec les associations« , cela traduit une hyper focalisation sur ce fameux « mieux vivre ensemble« , or nous avons besoin de vivre ensemble dans un monde qui bouge autour de nous, et dont il faut saisir les opportunités pour nous développer. Alors oui, notre tendance naturelle est celle du « village des irréductibles gaulois » de René Goscinny et d’Albert Uderzo, la bande dessinée préférée des français, mais on peut être attaché à son village tout en l’inscrivant dans un monde ouvert.

Et pour en revenir à l’éditorial du maire, surtout à une fréquence trimestrielle, il devrait porter sur toutes les politiques publiques de la commune, concerner tous les habitants et ne pas refléter seulement les états d’âmes de l’auteur.

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