Voie verte de Paulhan, deux philosophies distinctes en Conseil municipal

C’est à l’occasion du Conseil municipal de Paulhan le 4 octobre que j’ai « ferraillé », pour reprendre l’expression du correspondant de Midi Libre, avec le maire Claude Valéro ; et à l’occasion d’une demande de subvention pour la 3ème tranche de la voie verte.

Séance du 4 octobre 2019

Lors de la campagne des municipales en 2014, notre liste Paulhan Avenir avait défendu le projet d’une voie traversante allant de l’Hérault jusqu’à la zone d’activité de la Barthe. L’idée était d’avoir une infrastructure de déplacements doux pour irriguer les principaux secteurs de la commune, et en se contentant de recouvrir la voie ferrée avec un revêtement suffisant pour des piétons et des cyclistes. Je ne reviens pas sur la polémique stérile engagée par le maire à propos des rails, que l’on ne pourrait pas retirer au cas où le train reviendrait à circuler sur cette voie, car dans cette hypothèse la SNCF referait toute la voie de A à Z. Mais il était possible pour la durée du mandat, de réaliser une telle voie ; la première tranche de la voie verte a été réalisée par les employés municipaux, et ils pouvaient être mobilisés pour les 2 km de voie qui vont de la machine fixe à la Barthe. Aller à l’école à pied ou en vélo, en toute sécurité, mais aussi aller à la Poste, à la Mairie, chez les médecins, aux puces le dimanche, et même à Carrefour contact avec un aménagement du rond-point, voilà quelques perspectives qu’une telle infrastructure prévoyait (cf. plan ci-après).

LProjet de voie tranversante sur voie ferrée

Le projet porté par la majorité municipale depuis le début du mandat est tout autre, il créé des espaces de vie sur l’ancienne voie ferrée, la succession de ces espaces de vie constituant ainsi une voie verte. Sauf que des espaces de vie, il en existe déjà le long de la voie ferrée (espace gare, jardins de la mairie, le groupe scolaire Arc-en-ciel, le gymnase et le stade de la route d’Usclas-d’Hérault, le terrain de la coopérative à Saint-Martin, …). Par exemple au mandat de Bernard Soto, un espace de vie a été créé à la gare avec l’espace Louis Sert, le boulodrome, la crèche, la maison de santé et un espace de jeu pour les enfants à côté de la place de la gare. Un tel espace mériterait d’être amélioré, par exemple avec un terrain de tambourin aux dimensions réglementaires place de la gare, mais aussi avec un projet de réhabilitation du bâtiment de la gare.

Une voie verte, c’est comme une artère dans notre système sanguin qui irrigue des organes via de multiples vaisseaux ; une artère ne traverse pas les organes. Et le projet municipal en quatre tranches successives s’écarte totalement du concept de voie verte telle qu’elles existent en de nombreux endroits du département de l’Hérault, et en plus avec la perspective de connexions avec les villages voisins.

Quatre projets sans voie

Et pour revenir à la perspective que des trains puissent un jour circuler à nouveau, et nous voyons que le tramway sur Montpellier s’étend sur les anciennes voies ferrées, c’est dommage d’investir sur des équipements qu’il faudrait donc déplacer ou supprimer. Il fallait conserver une philosophie de « voie de circulation » irriguant des espaces de vie déjà existants et à améliorer, et c’était le propos que je défendais lors de ce Conseil municipal.

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